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 Codex

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MessageSujet: Codex   Sam 19 Mai - 19:38



Au XVe siècle, l’Italie connaît un renouveau socio-économique et culturel sans égal.
Au sortir d’un Moyen Âge rigide, régi par la pensée chrétienne, un homme apparaît : le banquier. En contradiction avec les principes de l’Église, il prête de l’argent avec intérêt, développe les coupures de papier et la lettre de change. Aussi, pour se "racheter", il finance à la fois la construction d’églises et d'œuvres profanes.
On construit des palais, on ouvre de grandes perspectives et de nouveaux espaces. L'époque souhaite redonner à l’homme plus de liberté et Florence, berceau de la Renaissance, suivie plus tard par ses voisins de Toscane, incarne cet esprit.

Sculptures et peintures illustrent également ces tendances originales : abandon de la rigidité dans la stature, exaltation de la beauté des corps et des visages, invention de la perspective linéaire. L’homme et son épanouissement sont au centre des préoccupations artistiques, jusqu’à la gastronomie qui gagne ses lettres de noblesse.

Les cités marchandes italiennes s'enrichissent grâce au commerce de la soie et des épices. Un système bancaire moderne se crée et une nouvelle classe sociale voit le jour : la Bourgeoisie. Le Florin (devise de Florence) devient la monnaie internationale du bas Moyen Âge.
Cette richesse amène les cités italiennes, indépendantes et fières, à se concurrencer dans le domaine de la culture des arts et des sciences. Les familles princières rivalisent pour produire ce qu'il peut y avoir de plus beaux pour exprimer leur puissance. Ce sont les Medici à Florence, les Sforza à Milan, les Montefeltro à Urbino, les Este à Ferrare ou Venise…




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MessageSujet: Re: Codex   Sam 19 Mai - 19:44





Au cœur de la Toscane, Firenze (Florence) est entourée de charmantes collines parsemées de cyprès et baignées par une douce lumière.
Depuis le XIIIème siècle, la ville rayonne sur l'Italie et sur l'Europe toute entière. Peu de cités ont une telle influence (artistique, littéraire, économique et politique) dans l'Histoire d'un pays.

Florence a été fondée par les Romains au Ier siècle après J-C. La ville commença à se développer à la fin du XIe siècle sous l'autorité de la comtesse Mathilde. A partir du XIIème siècle, elle prit son essor grâce aux activités des marchands (surtout dans la soie et la laine) et à celles des banquiers. En 1282, la République est instaurée à Florence.

Au début du XIVème siècle, la ville était peuplée de 100 000 personnes. Mais la Peste noire de 1347 emporta la moitié des habitants.

Grâce à l'arrivée au pouvoir, en 1434, de la puissante famille de banquiers, les Médici, la cité connait son apogée et devient l'une des plus importantes places culturelle et financière de l'Europe.

Grands amateurs d'art, les Médici dotent Florence de nombreux monuments et deviennent les mécènes de Donatello, Brunelleschi, Filippo Lippi, Botticelli, Léonard de Vinci ou encore Michel-Ange.

La monnaie de la République de Florence est le Florin. (Son symbole est le f penché se trouvant sous votre avatar).

Par ordre décroissant de valeur, nous avons :
- le Florin d'or (Fiorino d'oro)
- le Florin d'argent (Fiorino d'argento)
- le soldo (le sou) (des soldi, des sous) qui n'est qu'un alliage pauvre en argent et riche en cuivre.


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MessageSujet: Re: Codex   Sam 19 Mai - 19:52






L'autorité des Medici sur Firenze (Florence) remonte à leur grand-père, Cosimo de' Medici, (Cosme de Médicis en français) et à leur père, Piero il Gottoso. L'un et l'autre s'étaient gardés d'exiger pour eux-mêmes des magistratures mais s'arrangeaient pour que celles-ci soient confiées à leurs fidèles.

En 1469, Pierre le Goutteux meurt. Sept cents citoyens de Firenze, au soir des funérailles, acclament comme nouveaux princes de l'État ses deux fils, Lorenzo, âgé de vingt ans, et Giuliano, âgé de seize ans.
Ainsi commence le Principat de Lorenzo de' Medici, dit plus tard "Lorenzo il Magnifico", dans la république florentine. Grand mécène, il aime s'entourer d'artistes et de philosophes. (Lorenzo restera le modèle du prince de la Renaissance, entouré d'une cour brillante et raffinée.)

L'ascension des Medici mettant en péril, aux yeux de leurs ennemis, les libertés de la République de Florence, les Pazzi ("Fous", en français) famille aristocratique de vieille noblesse à qui la prospérité de la famille rivale déplait souverainement, prennent la tête de la conjuration destinée à évincer les Medici du cercle du pouvoir (et de les remplacer comme première famille de la ville).
Les Pazzi peuvent également compter sur l'appui du pape Sixte IV. Le souverain pontife, élu en 1471, est en effet confronté à la fermeté des Medici au sujet des régions d'Imola et de Faenza, possessions florentines qu'il voudrait destiner à son neveu, Girolamo Riario, dont il favorise l'ascension sans retenue. Il demande un prêt aux Medici, qui lui sera refusé.

On conspire, et l'échauffourée aura lieu lors de la venue à Firenze du Cardinal Raffaele Sansoni Riario, petit-neveu du Pape Sixte IV.
Après une tentative avortée la veille, on reportera l'attentat au dimanche matin 26 avril 1478 lors de la grand messe dans la cathédrale il Duomo (le Dôme). Giuliano de' Medici et son frère Lorenzo, agenouillés, seront attaqués pendant l'élévation par Francesco de' Pazzi et ses complices. Giuliano sera mortellement atteint de 19 coups de dague tandis que Lorenzo, blessé à la gorge, réussira à se réfugier dans la sacristie avant de rejoindre son palais.


Mais n'anticipons pas, nous ne sommes qu'en 1477 et des complots se trament…



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MessageSujet: Re: Codex   Sam 19 Mai - 19:56






Fils naturel de ser Piero Da Vinci, (prononcer Piro), Leonardo Da Vinci connut le jour le 15 avril 1452 dans la petite ville de Vinci, à 30 km de Florence.
Tantôt décrit comme un colosse capable de tordre un fer à cheval dans ses mains, souvent qualifié d'efféminé et rêveur, le jeune adolescent manifestera des dons artistiques très précocement. Il sera admis dans l'atelier du peintre et sculpteur florentin Andrea Verrocchio à l'âge de quatorze ans, où il côtoiera notamment Sandro Botticelli ou Pérugin. Les treize années de formation intégreront l'apprentissage des mathématiques, de la perspective, de la géométrie et de toutes les sciences d'observation et d'étude du milieu naturel. L'élève s'initiera également à l'architecture et à la sculpture.

Sa carrière de peintre débutera par des portraits et des tableaux religieux commandés par des notables et des monastères de Florence.
Protégé par Lorenzo de' Medici, le peintre connaîtra rapidement la gloire.

On mentionne sa beauté, sa force, son goût pour les mathématiques et la musique, et aussi sa propension à l'amour " grec ", suivant la mode du temps. Une dénonciation en 1476 n'aura pas de suite, vraisemblablement grâce à l'appui d'Il Magnifico, mais ne laisse guère place au doute. (Notons que la sodomie était très sévèrement réprimée à cette époque à Florence).
Au-delà de l'amitié, Leonardo garde sa vie privée secrète. Ses capacités extraordinaires d'invention, son "exceptionnelle beauté physique", sa "grâce infinie", sa "grande force et générosité", la "formidable ampleur de son esprit", telles que décrites par Vasari attiseront la curiosité.

Leonardo ne fut pas qu'un peintre, il s'illustra notamment en temps que sculpteur, architecte, urbaniste, écrivain, ingénieur et inventeur visionnaire de génie, célèbre pour ses croquis et ses inventions et s'intéressait à l'anatomie et à la dissection en toute discrétion, cette étude étant interdite et passible de mort.


A l'époque qui nous occupe, il n'a que 25 ans, va dans quelques mois quitter l'atelier de Verrocchio car l'élève a dépassé le maître, et la Joconde, la Dame à l'Hermine et l'Homme de Vitruve n'existent pas encore.

Et puisqu'ici-bas tout est permis, nous lui concèderons quelques liens d'amitié avec la famille d'Avorio...



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MessageSujet: Re: Codex   Sam 19 Mai - 20:01



Avant l'invention de ce procédé vers 1450, l'écriture des livres était faite à la main, par des clercs, qui étaient les seuls capables de maîtriser les techniques d'écritures : au XIe siècle et XIIe siècle, les manuscrits étaient retranscrits par des moines dans la scriptoria. C'était l'une des deux principales tâches des moines à l'époque ; ils les embellissaient par des enluminures. D'autre part, la langue employée dans les manuscrits était le latin.
Leur technique de fabrication les rend à la fois peu fiables (il y a de nombreuses fautes de copies) et très chers. Ils sont donc réservés à des privilégiés et les bibliothèques sont rares.

Aux XIVe et XVe siècles, un nouveau support, le papier, est disponible grâce à la multiplication des moulins à papier. Au début du XVe siècle, le premier haut fourneau fait son apparition dans la région de Liège et le travail du métal connaît d'importants progrès.
Les universités disposaient jusqu'alors d'un quasi-monopole dans l'éducation et la diffusion de l'information. Le savoir était ainsi réservé aux clercs, qui disposaient de l'éducation nécessaire à la compréhension des textes.
L'imprimerie permet brusquement d'ouvrir l'accès à la connaissance à d'autres cercles. Il devient possible, par l'édition de livres à partir du milieu du XVe siècle, de mieux comprendre les faits.
La première édition de la Bible apparaît en 1455. Ses traductions en langues vulgaires apparaîtront ensuite à des dates échelonnées selon les différents pays. Les premiers textes imprimés concerneront assez souvent la religion et ceci pendant encore une cinquantaine d'années.

Par ailleurs, l’imprimerie favorise l’usage du papier au détriment du parchemin. En effet, le premier est bien moins cher à fabriquer que le second. Le papier fabriqué en Europe est fait à base de chiffons de chanvre, de lin ou de coton.

Le parchemin est un support complexe à fabriquer, cher, mais extrêmement durable. [Si les papiers habituels jaunissent en quelques années, on trouve aux archives nationales quantité de parchemins encore parfaitement blancs, et dont l'encre est parfaitement noire.] Aussi, il offre l'avantage d'être plus résistant et permet le pliage. Il fut le seul support des copistes européens au Moyen Âge jusqu'à ce que le papier apparaisse et le supplante. Dès la fin du XIVe siècle, il est utilisé essentiellement pour la réalisation de documents précieux, d'imprimés de luxe ou encore pour réaliser des reliures. Support onéreux, on évite de le gaspiller.
Le parchemin est découpé en feuilles. Ces dernières peuvent être assemblées sous différentes formes :
- le volumen est un ensemble de feuilles cousues les unes aux autres et forme un rouleau (utilisé jusqu'au IVe-Ve siècle). On le retrouve encore très souvent au XVe siècle, par exemple pour servir à la longue rédaction des procès.
- le codex (utilisé à partir du Ier-IIe siècle) est un ensemble de feuilles cousues en cahiers et peut être considéré comme l'ancêtre du livre.


Pour ses messages personnels, on a bien sûr toujours recours à la plume d'oie.



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MessageSujet: Re: Codex   Sam 19 Mai - 20:04



Infanterie : Apparue en Chine au VIe siècle, la poudre noire arrive en Europe au milieu du XIIIe siècle par l'intermédiaire de la civilisation islamique. Dans le premier quart du XIVe siècle, les premiers canons à main sont développés : les couleuvrines. Un simple tube de fer à canon lisse, et inséré dans une pièce en bois arrondie pour pouvoir être tenu sous le bras. Les couleuvrines permettent de tirer de minuscules boulets de pierre ou de métal.

Artillerie : L'arrivée de la poudre allait entraîner la découverte de l'énergie propulsive qui remplaça l'énergie névrobalistique (catapultes, trébuchets). Ainsi apparue la bombarde qui lançait des boulets de pierre ou de fer. Son manque de précision et sa faible cadence de tir rendaient la bombarde plus effrayante et démoralisante que meurtrière. Peu à peu, la métallurgie trouva de meilleures techniques et matériaux pour la fabrication des pièces, on commença à utiliser le bronze qui, bien que plus coûteux, présentait l'avantage de se déformer plutôt que d'éclater.

Fortifications : À la fin du Moyen Âge, l'artillerie de siège est devenue si efficace que les techniques de fortification doivent être repensées de fond en comble. Il n'existe plus alors de fort imprenable, car plus un mur est haut, plus il est vulnérable au tir des boulets métalliques. La fortification doit évoluer devant cette nouvelle menace. Dès le XIVe siècle apparaissent les tours à canons, basses et massives, qui renforcent les forts existants. La hauteur des tours et courtines diminue. L'ouvrage émerge alors à peine de son fossé, qui a repris la fonction d'obstacle. Les courtines perdent leurs créneaux, au profit d'embrasures pour les canons de défense. On introduit le glacis, une zone en pente douce, qui permet de n'offrir aucun abri pour les assaillants qui sont désormais dans le champ de vision des défenseurs.



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MessageSujet: Re: Codex   Jeu 5 Juil - 0:46



L’usage du verre à vitre était connu des Romains mais fut peu répandu dans l’architecture civile jusqu’au XVe siècle. Les extravagances de la classe aisée romaine se sont lentement estompées avec le déclin de l'empire. La fabrication du verre pour les vitres est devenue un luxe limité aux églises et aux palais. Ainsi les ouvertures vitrées sont restés exceptionnelles pendant tout le Moyen Âge. Les fenêtres ont été longtemps de simples ouvertures sans protection On se prémunit du vent et des intempéries par des moyens rudimentaires : volets de bois, toiles de lin huilées, parchemin, vessies de poisson, peaux, mica ou papiers huilés. Peu à peu se développent au Moyen Âge des vitrages dormants dont les petits carreaux de verre sont tenus dans une résille de plomb fixée au mur. Ce sont par exemple les vitraux d'église. On note aussi des vitrages ouvrants où la résille est fixée à un châssis bois, comme pour les croisées des grandes demeures.

À partir du XVe siècle, les verreries vénitiennes parviennent à éliminer les éléments colorants contenus dans les plaques. Ce nouveau procédé permet d'obtenir un verre clair, le cristallo. Celui-ci assurera à Venise, pendant les deux siècles à venir, la domination du marché du verre.

L'art du verre se pratiquait à l'origine à Venise, mais compte tenu des nombreux incendies provoqués par des fours allumés de façon quasi permanente, la République décida de transporter fourneaux et artisans sur l'île de Murano.
La réputation de Murano s'étend bien au-delà des frontières de Venise. Cet isolement lui permet, en contrepartie, de garder jalousement ses secrets de fabrication : les verriers de Murano n’ont pas le droit de s’expatrier et, s’ils le font, ils risquent la mort.

Pour le moment, les palais sont pourvus de vitres ainsi que les demeures des personnes aisées car le verre reste précieux et un produit de luxe.
Les moins nantis ont des croisées qui ressemblent à celles du Moyen Âge.
Le verre à vitre un peu moins transparent et très légèrement coloré à l'état naturel est d'un coût moindre et il a l'avantage de mieux laisser passer la lumière que le papier huilé.

Spoiler:
 
L'emploi des coupes à boire en verre reste exceptionnel. Pour les privilégiés qui en possède une (coupe nuptiale) ou plusieurs, les formes se raffinent. Des émaux, des pierres précieuses, des filigranes sont ajoutés.



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MessageSujet: Re: Codex   Sam 30 Mar - 17:12



Créée en Italie, la crédence (credenza) est à l'origine une simple table qui se transformera en armoire basse, avec serrure et clé.
Elle joue le rôle de buffet dans les petites salles à manger, à la mode dans les classes aisées dès le Quattrocento, ou celui de table de toilette, sur laquelle on pose aiguière et bassin destinés à cet usage dans les chambres ou salles privées, recouverte d'un délicat tapis de table en lin fin brodé.

Il existe également de petites fontaines accrochées simplement aux murs ou encastrées dans un buffet de cette époque. On les remplit régulièrement et l'eau s'écoule en faisant tourner un petit robinet sous lequel est placée une vasque ou un bassin.

Comme aux siècles passés, les étuves sont encore à la disposition du public, étuves humides avec baquets de bois tapissés d'un drap pour éviter les échardes, et étuves sèches pour la sudation. Elles sont assez chères et ne sont donc pas accessibles aux plus pauvres. Les étuves sont mixtes et conviviales, on y bavarde, on y mange et bien d'autres choses encore puisqu'on peut y trouver quelques agréments galants …

Les plus nantis, justement, ont équipé leur palazzo d'un "appartement des bains" comprenant une étuve sèche où l'on peut s'installer à plusieurs, et d'une salle de bain dotée d'un cuvier oblong en métal.
Les pratiques de Beauté des personnes très aisées confinent à un véritable art dans lequel la simple hygiène corporelle joue un rôle secondaire. Le rituel de la « Toilette » est à ce moment-là une véritable cérémonie qui se conçoit comme une théâtralisation de la mise en beauté de la femme. Maquillage, coiffure et ajustement du costume et des accessoires en forment les divers actes. Les objets qui prennent part à cet art de la toilette que l’on accomplit en public deviennent de véritables œuvres d’art. Nombre de ces objets et scènes de toilette s’inspirent de la pratique des bains romains que l’on redécouvre alors.

On découvrira plus tard que certains médecins commencent à affirmer que le bain est mauvais pour la santé car l'eau risque de s'introduire dans le corps par les pores de la peau et qu'en conséquence il favorise la peste. Pour le moment, fort heureusement, la population n'est pas encore touchée par ces rumeurs.

On utilise du savon également et aussi un objet s'y rapprochant, la saponaire, une sorte de plante qui permet de faire mousser l'eau. Pour nettoyer et blanchir ses dents, on les frotte avec un linge rêche, voire du corail ou de l'os de seiche en poudre.


Pour les plus pauvres, on remplacera aiguière et bassin décorés par pichet et bassin en terre cuite et bien sûr on notera l'absence de salles des bains chez le Florentin moyen, qui est un luxe qu'on ne peut installer que dans un palais. Celui-ci aura un baquet ou un cuvier qu'il pourra transporter d'une pièce à l'autre.
Pour ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter un baquet, pour s'immerger ils utilisent soit des tonneaux, soit les ruisseaux !

Les coffres à vêtements, quant à eux, se trouvent dans les chambres. Ils sont en bois sculpté, en cuir bardé de métal pour les nantis, en bois brut pour les plus pauvres.

Depuis l'antiquité jusqu'au XIIème siècle, les miroirs n'étaient que de simples disques de métal légèrement convexes et polis selon la forme du miroir. Ce n'est qu'à partir du XIIIème siècle que des miroirs en verre apparaissent en Europe (recouverts d'une plaque d'argent poli ou de plomb) et c'est au Quattrocento que se développe à Venise la fabrication des miroirs étamés (verre revêtu d'un alliage de mercure et d'étain.) Ces miroirs vénitiens ont un grand pouvoir de réflexion et surtout sont d'une pureté exceptionnelle mais ne peuvent avoir encore que des dimensions réduites.
Les miroirs de Venise, à l'encadrement travaillé, restent des produits de luxe. Les moins fortunés utiliseront toujours les miroirs de verre et plomb, et les plus pauvres, disques de métal ou d'étain polis.

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MessageSujet: Re: Codex   Lun 20 Mai - 17:44



Les Habitants se déplacent en chariots (couverts ou non), le terme "carrosse" n'existant pas encore. Ce sont des attelages à deux chevaux habituellement pour les charriots couverts, ou quatre suivant le poids à transporter, pour les chariots découverts chargés d'objets divers. L'habitacle est en bois.
Pour un voyage plus rapide, les cavaliers circulent à cheval.

Les agriculteurs ont des chariots découverts ou des charrettes.

A Venise, le moyen de transport courant est bien sûr la gondole sur le Canal et des charrettes et chariots pour les rues.

NB. En ce qui concerne les voitures à cheval, deux descriptions en images se trouvent dans les rubriques "Ecuries et Attelages" des quartiers Lungarno et Oltarno.

Pour Renaissance : pas de carrosses, donc, ni de coches, de fiacres ou de calèches et autres noms fantaisistes mais des attelages, des voitures à cheval ou des chariots.
Pas de cochers mais des conducteurs d'attelages.

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MessageSujet: Re: Codex   Dim 19 Oct - 0:51



Les instruments à cordes
  • La viole de gambe (viole de jambe, se tient comme violoncelle mais se joue avec un archet)
  • La viola da braccio (viole de bras, origine italienne, ancêtre du violon)
  • L'arpa doppia (harpe double, innovation de la Renaissance Italienne pour remplacer la harpe diatonique)
  • Le luth (ressemble à une grosse mandoline)
  • La vielle à roue
Les bois
  • La flûte à bec (Le terme "flûte" désigne couramment la flûte à bec)
  • La flûte traversière ou flûte allemande
  • La flûte de pan
  • La chalemie (chalumeau à pavillon évasé, famille des hautbois)
  • La cornemuse (cornamusa)
Les cuivres
  • La sacqueboute (ancêtre du trombone)
  • La trompette (sans pistons à l'époque, sert à la guerre pour donner les ordres)
  • La guimbarde, (scacciapensieri, (chasse-pensées), petit instrument qu'on place devant la bouche pour en faire vibrer la lame)
Les instruments à clavier
  • Le clavicembalo (clavecin renaissance, nom générique. Voir l'épinette)
  • L'épinette (spinetta, coffre rectangulaire à poser sur une table)
  • L'orgue (pour le chœur séculier ou monacal)
Les instruments de percussion
  • Le tambourin (tamburello)

NB. Les instruments non signalés (violons, harmonicas, pianos etc...) n'existent pas encore.


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MessageSujet: Re: Codex   Jeu 17 Sep - 8:34



Enfin pour terminer, impossible de faire évoluer nos personnages à cette période de l'Histoire italienne sans penser à Assassin's Creed II.

RENAISSANCE n'aborde nullement le thème de ce magnifique jeu vidéo, nous n'avons fait qu'utiliser un prénom courant en Italie, mais l'époque est la même.


Aussi pour planter le décor, rendons hommage aux artistes d'Ubisoft, d'une part en créditant les photos éventuellement empruntées au jeu et à ses concepteurs, et d'autre part en vous présentant un petit film conçu par la firme pour promouvoir AC II et qui vous donnera une idée des costumes, des personnages historiques, de l'ambiance et des décors de l'époque.

ACII Lineage


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