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 Exemples RP

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MessageSujet: Exemples RP   Jeu 17 Sep - 8:08

RP 1 - Il Lupo :

Il Lupo sentait bien la tension chez Rafaele, c’était tout à fait légitime. Cependant, le tavernier n’était pas de ceux qui se morfondent, avancer et tirer le meilleur des épreuves que la vie mettait sur son chemin, telle était son crédo.
Tout en mâchonnant le poulet, il répondit les yeux pétillants de malice.

« Quelque chose ? Bien mieux mon ami. Tu vas devoir leur rendre visite pour les remercier en personne. Je m’y suis engagé. »

Buvant une nouvelle gorgée de vin, il reprit la voix éclaircie.

« Ils se sont tous déployés telles de petites souris à travers toute la ville. Ils ont retrouvés le dernier témoin de cette journée macabre et j’ai été le chercher en personne. »


Il Lupo savait que ses paroles risquait de provoquer un ouragan chez son invités aussi leva –il d’autorité la main.

« Il est assommé et saucissonné dans un sac en bas, on mange et ensuite tu pourras l’interroger comme tu voudras. »

Qu’il le tue ou pas n’éveillerait aucun remord chez le tavernier. Cet homme avait été tueur à gages et désormais à la retraite vaquait entre la rue, les petits larcins et les prostituées qu’il menaçait pour avoir leur faveur sans débourser d’argent.

Reposant l’os de la cuisse de poulet soigneusement nettoyée, il se lécha les doigts et resservi son verre vide tout en remplissant également celui de son vis-à-vis.

Des bourgeois ou des nobles cherchant un valet armé, Il Lupo en connaissait, maintenant il en fallait un qui lui fasse suffisamment confiance pour ne pas croire qu’il le plaçait afin de l’espionner. Garde tes amis près de toi et tes ennemis plus encore…
Trempant ses lèvres à son verre, il le reposa et prit une nouvelle tranche de pain et un peu de fromage pour accompagner son vin.

« Il me semble que ça devrait pouvoir s’arranger. Je connais un armateur qui vient de perdre son Estafier. Par contre ils semblent défiler. Soit ils n’étaient pas bons, soit on tente vraiment de l’assassiner. Si tu te sens de taille. »

Le choix lui appartenait désormais. A lui de voir sinon, il serait toujours possible de trouver ailleurs, mais moins bien payé. Cet armateur était connu pour ses largesses et sa fortune. Ce qui justifiait aussi les attaques dont il était victime. A grosse fortune, gros ennuis. Et il était envié de bon nombre.


Achevant son verre d’une traite, un bout de fromage encore sur la pointe du couteau, il le posa sur ce qui restait de sa tranche et se leva.

« Allez viens. Inutile de bouillir sur ta chaise. »

Tranquillement, d’un pas mesuré, il traversa la salle tout en terminant son repas et attrapant une lampe qu’il tendit au Condottiere descendit les marches qui menaient à la réserve, veillant à ne pas être suivis.

Au fonds de la pièce voutée, de nombreuses barriques de vins exposaient leurs ventres bien remplis.
Entre les deux dernières, un sac qu’il souleva et qu’il jeta sur son épaule avant de faire signe à Rafaele de le suivre.
Dans la toile de jute fermée cela se mit à bouger un peu et Il Lupo avança plus rapidement jusqu’au mur. Là, il appuya sur une pierre de la main et une partie du mur se mit à bouger.

« On y sera plus tranquilles. »

C’était une cachette dans laquelle se trouvaient diverses provisions de valeurs.
Refermant juste derrière celui qui le suivait la porte dans un grincement de pierres, il s’avança vers un coin dégagé.
Lâchant son paquet au sol, il coupa de sa lame la ficelle qui fermait la prison de tissu et alors qu’un visage hagard en sortait, il posa une botte sur un petit tonnelet et désigna d’un signe de tête l’homme qui tenait la lampe.

« Mon ami a quelques question à te poser. »
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MessageSujet: Re: Exemples RP   Jeu 17 Sep - 8:15

RP 2 - Rafaele :

Rafaele jeta un regard à son compagnon. Il y avait beaucoup de non-dits dans sa voix. Peut-être trop. Le Condottiere reporta les yeux, songeur, sur la porte de la taverne où la belle avait disparu, et se demanda un bref instant ce que ces demi-mots pouvaient bien vouloir dire. Un sourd instinct lui dictait de ne pas pousser la question plus avant pour ce soir. Il avait déjà fait bien assez intrusion dans la vie d'Il Lupo. Sa main vint machinalement effleurer son épaule, en un geste familier pour masser sa cicatrice.

Si celui-ci voulait lui raconter, et bien ! Il le ferait. En temps et en heure.

Rafaele haussa les épaules.


Mes hommes ont le sang vif, mais ils ne sont pas mauvais pour deux sous. Pour un ducat, par contre...

Il esquissa un fin sourire pour souligner sa plaisanterie, avant d'ajouter en retirant sa chemise qu'il trempa dans le baquet pour la rincer un peu :

Je sais les tenir, et ils savent qui de nous cogne le plus dur. Je ne pense pas qu'ils te causeront d'ennuis. Et si ces coglioni le font, ma foi...

Il illustra son désintérêt pour le sort des couillons en question en reproduisant le geste de Pilate. Il donnait les règles du jeu à ses compagnons dès le départ de leurs excursions, ceux qui ne les respectaient pas ne pouvaient s'en prendre qu'à eux même des conséquences de leurs actes. Son regard redescendit sur sa chemise, qu'il se mit en devoir de tordre soigneusement pour l'essorer autant que possible. Il avait repéré la crispation des lèvres chez son compagnon, et attendait de voir ce que celui-ci allait bien pouvoir lui répondre. Il savait, d'expérience, que les tripots clandestins ne manquaient pas à Florence. Le temps avait beau avoir passé, certaines choses demeuraient plus immuables que les pierres du Duomo. Et Il Lupo lui avait prouve ce soir être homme à connaître les "bonnes adresses".

Il ne s'attendait cependant pas à le voir lui ouvrir sa propre porte. Lentement, il reposa sa chemise sur le bord du baquet et considéra Il Lupo, pris de court. Il finit par froncer le nez.


Je m'en voudrais de lâcher mes loups dans ta bergerie. Ils ont large gueule et seraient bien capables d'aller clabauder à la ronde l'adresse de ton établissement. Quitte à risquer de faire arrêter quelqu'un, j'aimerais autant que ce ne soit pas quelqu'un à qui je dois tant.

Il remit sa chemise humide, et en savoura le contact froid qui lui rappela qu'il était bien vivant, et passablement moulu. A la question d'Il Lupo, il choisit de répondre avec franchise :

Non. Mais je suis né ici, j'y ai grandi en écumant les rues, et j'ai battu le pavé des milliers de fois en tant que garde. Le jeu a toujours existé à Firenze, il n'y a pas plus de raisons pour qu'il disparaisse que les bordels. Il passa une main dans ses boucles pour les renvoyer en arrière. Tu m'as fait l'effet d'un homme à connaître ce genre de choses. Je ne suis point joueur moi-même, mais je tiens à offrir quelques bonnes soirées à mes hommes avant de les abandonner. Je le leur dois bien.

Et dans cette dernière phrase, il avait mis toute l'affection, toute l'amitié qu'il avait pour ses hommes les plus proches, son lieutenant, quelques camarades avec qui il avait fait tous ses combats et qui l'avaient suivi de compagnie en compagnie. Tout certain qu'il fût de la nécessité pour lui de rester désormais à Firenze, tout déterminé qu'il fût à tenir sa résolution, il n'en devinait pas moins que ces rudes gaillards avec qui il en avait aussi souvent décousu avec des soldats ou des tire-laine que couru la gueuse allaient lui manquer.

Il secoua la tête.


Regarde moi. Pour un peu on croirait que j'ai la larme aussi facile qu'une vieille veuve sans galantin.

Il échappa un bref rire qui démentait sa phrase précédente, préférant rire de son sentimentalisme inopportun.
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MessageSujet: Re: Exemples RP   Jeu 17 Sep - 8:24

RP 3 - Livio :

Livio avait savouré son breuvage tout au long de l'exposé de son frère, peu impressionné par la frustration et la hargne que l'on sentait, sous-jacente mais encore contenue, dans ses propos. Il n'en prit pas ombrage – le petit était irrité, autant le laisser décharger sa frustration. Il commençait néanmoins à en être passablement ennuyé, plus qu'il n'aurait voulu, de prime abord, bien l'admettre. Ce genre de moments se faisait plus fréquent à mesure que le temps passait entre les deux frères, et en ces occasions, Livio voyait s'effacer peu à peu la distance qui séparait Ezio du vieux barbon dont la semence les avait projetés son frère et lui, vagissants et hurlants, des entrailles de leurs mères au chaos de ce monde.

Pour leur père, le souci de la réputation et de la renommée et de l'affaire familiale avait étouffé tout appétit qu'il ait pu avoir un jour – si tant est qu'il l'ait eu - de connaître les plaisirs de ce monde. Réputation, grandeur... Ces considérations inutiles, Livio avait compris le besoin de les maintenir, en surface, pour le tout-venant : d'aucuns pillaient, baisaient et buvaient et riaient de voir leur image partir en fumée aussi loin que leur argent, comme des papillons grisés par la flamme. Cette flamme, Livio, lui, avait entamé un jeu dangereux avec elle depuis plusieurs années – mais il était bien décidé à ne pas la laisser le dévorer. Le jeune florentin ne voulait rien perdre : ni réputation, ni argent, ni succès. Aussi harrassants qu'ils puissent être à maintenir parfois, ils demeuraient les clefs de ce tout nouveau monde qu'il avait découvert au cours de ce que son père considérait comme « ses errements » : un monde plus secret, plus intense, où les bonnes mœurs n'étaient que des icônes grotesques brûlées sur le bûcher de la concupiscence et du vice, et du plaisir qu'on ne peut connaître qu'au cœur des secrets de la nuit. Il avait goûté à cette sensation exquise que ne peut connaître que celui qui a plongé ses crocs au cœur des nerfs qui tissent l'intimité même de la vie, et se refusait à desserer les mâchoires.

Livio, à l'époque où il était encore.... moins froid, plus enclin à être touché par les malheurs de ce monde, avait éprouvé du regret, une certaine tristesse à l'idée de ce qui aurait pu être si seulement l'ancêtre avait su voir les choses d'une autre manière. D'Avorio père ignorait cette simple vérité : il fallait parfois voir moins grand pour, au final, voir bien plus grand encore. Cette vérité, il fut un temps où il avait pensé qu'Ezio l'avait compris lui aussi... mais le temps et l'expérience le faisaient soupçonner de plus en plus qu'il se trompait à ce sujet. Livio avait cessé de s'en attrister pourtant, au fil des ans, à mesure que son esprit se défaisait des derniers vestiges de sa sensibilité de jeune demoiseau. Envers ceux qui avaient laissé passer leur chance de saisir cette vérité, il n'éprouvait plus que froide indifférence ou mépris. Son frère, lui, avait peut-être encore sa chance... Du moins l'espérait-il, même s'il y croyait, en vérité, de moins en moins souvent.

Il leva une main en signe d'apaisement quand Ezzio lui demanda s'il n'était là que pour le couvrir. (Allons donc. S'il s'en rendait compte, il y avait peut-être encore de l'espoir...)


Allez, fratellino mio... Tu sembles si sérieux ces derniers temps, que j'ai parfois l'impression de voir notre père parler par ta bouche. Tu veux que je te fasse complice de mes excursions ? Molto bene... mais j'en viendrais presque à me demander si tu ne risques pas de me dénoncer.

Il laissa échapper un petit rire de gorge en entendant Ezio lui conter ses aventures, puis s'adossa pour contempler son frère, un sourire empreint de malice au coin de la lèvre. Ce genre de conte, contrairement aux pasmoldies qui l'avaient précédé, lui faisait moins regretter d'avoir dû quitter le fessier dont il s'était extirpé pour venir en ce lieu.

Ma certo ! Tu me vois, moi, courir la jouvencelle en grimpant aux branches ? Je laisse ça aux martinets qui pensent encore qu'une paire de cuisses vaille la peine qu'on risque de se rompre le cou pour elle. Et puis tu sais bien qu'avec tes yeux de troubadour, tu fais beaucoup plus d'effet à la femme du monde qu'un cabot roublard tel que moi...

Il avait parlé sans malice cette fois, ses « moqueries » des morsures sans venin et un éclat de leur vieille complicité luisant dans son regard.

Même si j'ai ouï dire par quelques langues bien pendues que la jeune del'Oro ne se laissait pas conter fleurette, yeux de troubadour ou non.

Il eut un nouveau rire, qui mourut dans sa gorge au moment où son frère se piqua de lui donner des conseils sur son mode de vie. Le moment repartit comme il était venu. Livio plissa les yeux et un grondement sourd s'échappa de sa gorge.

Diavolo ! A quoi joues-tu, fratellino ? Je serais curieux de savoir où tu essaie d'en venir...

S'il avait cru un instant raviver leur complicité, il en avait pour ses florins. Il reposa son gobelet sur la table, l'étain laissant résonner un petit « clac » sonore lorsqu'il heurta le bois. Il fit quelques pas, l'irritation claire dans sa posture, à présent.

Tes histoires m'ennuient. Si tu ne cherches qu'à me faire la morale, dis le clairement au lieu de me faire lanterner de la sorte. N'oublie pas lequel de nous deux est l'aîné. Tu crois vraiment pouvoir me ferrer comme un lapin avec tes manœuvres ? Elle ne tromperaient pas même un jouvenceau à peine pubescent.
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